Les «entreprises récupérées», symboles d’une argentino où les crisis se suivent et se réssemblent

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Grèves générales,manifestations durement réprimées, démission du gouvernement : en diciembre de 2001, l’Argentine traverse la crise économique, politique et sociale la plus traumatisante de son histoire récente. Alors que l’économie s’effondre, partout dans le pays, des ouvriers occupent leurs usines, et s’organisent en coopératives pour reprendre le contrôle de leur outil de travail. 20 ans plus tard, ciertas de ces «entreprises récupérées» existentes encore, en dépit des crisis économiques répétition.

De notre corresponsal Buenos Aires,

Il est 9h du matin en banlieue de Buenos Aires. Les ouvriers de l’usine metallurgique de la Coopérative du 19 de diciembre, se mettent au travail. Perché sur un taburet, Jorge, la soixantaine, fait passer des plaques de fer dans une presse hydraulique de 300 toneladas.

« Je travaille ici depuis 1992. D’abord pour l’entreprise privée, puis pour la coopérative depuis ses débuts », raconte-t-il. L’usine a en effet connu deux périodes très différentes. Jusqu’au debut des années 2000, elle est administrée par Isaco, une entreprise de pièces automobiles. Mayo en diciembre de 2001, l’économie argentine s’effondre, et Isaco baisse le rideau.

« Nous, les ouvriers, étions suspendus, Certains avaient été licenciés. Seuls quelques contremaîtres en qui les propriétaires avaient confiance continuaient travailler clandestinement, car c’est interdit pour une entreprise en faillite », se souvient Enrique Iriarte. Certains ouvriers, comme lui, continuent malgré tout de venir chaque jour devant l’usine. « Le 19 décembre 2002, on a décidé de rentrer de force dans l’usine et de l’occuper. On est rentré et on est resté, on est même allé jusqu’à dormir ici », ajoute-t-il.

Une usine gérée avec fierté par les cols bleus

Depuis ce jour, l’usine fonctionne sans patron. Enrique Iriarte, qui n’a jamais quitté son bleu de travail et la chaîne de production est le president de la coopérative du 19 décembre, qui gère l’usine.

Les bénéfices sont répartis entre les travailleurs, et les décisions sont prises colectivo, explique Benjamin Carro, le trésorier de la coopérative. « Sobre la organización de las asambleas para informar a los colegas, leur expliquer: “voilà ce qu’il se passe, on doit prendre telle ou telle décision…. On en discute, et puis on vote »

Les années passent, la status économique s’améliore, et le carnet de commande de la cooperativa se remplit. Mais en 2018, l’Argentine bascule dans une nouvelle crise, et la demande de pièces automobiles dégringole. Il faut se réinventer. Les ouvriers se serrent la ceinture, et se mettent produire des bancs d’écoles ou des barreaux de fenêtre pour maintenir l’activité.

La coopérative n’a jamais arrêté de travailler. Avec des problmes, comme toutes les entreprises, mais on n’ a jamais arrté de travailler. Après toutes ces années, on avait compris que si on faisait todos los esfuerzos, on allait y arrival. On avait déjà ce qu’il fallait pour tenir. Et a c’est une vraie fierté, avoir réussi nous inscrire dans le temps.

Sobre compte actuellement près de 300 entreprises récupérées en argentina, qui font travailler plus de 18 000 personnes. 20 y après la crise de 2001, les coopératives et l’autogestion se sont enracinés dans le paysage social d’un pays où les crisis se suivent et se ressemblent.

Adelmira Dorado

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